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Engagement des collaborateurs
Publié le 27 mai 2020

Les conséquences du confinement sur l’engagement des collaborateurs

L’équipe de Welcome to the Jungle, vient de publier les résultats d’une étude menée courant avril auprès de 1035 personnes, et dégage « 5 enseignements à destination des RH ». Voici ce que notre #ComTeam a retenu des « conséquences du confinement sur les salariés et leur engagement », tout en vous conseillant fortement la lecture exhaustive de l’article d’origine.

Indéniablement, cette crise sanitaire aura bouleversé les modes d’organisation et la vie de des salariés, et c’est le taux d’engagement des collaborateurs qui en aurait le plus souffert ! Avant le confinement, seulement 10% des travailleurs estimaient être désengagés dans leur travail. Post-confinement, c’est 39% des télétravailleurs qui se disent désengagés et 62% chez les salariés ayant eu une activité partielle. Au-delà du désengagement, 50% des télétravailleurs et 65% des salariés en activité partielle souhaitent changer d’employeur.

Le confinement a eu un véritable impact sur la santé mentale des français entre isolement, épuisement et frustration. Chacun a dû changer certaines de ses habitudes et de ses modes d’organisation, s’adapter à un nouveau mode de vie : manque de communication et de transparence des employeurs eux-mêmes bloqués par un manque de visibilité, des échanges et des partages différents avec les collègues de travail, l’inquiétude pour la santé financière de l’entreprise, une certaine frustration dans la quantité de travail et la qualité des missions, tous ces éléments ont diminué le sentiment d’appartenance à l’entreprise et créé une certaine forme de désengagement.

Pourtant l’engagement et la performance étant fortement liés, il semble primordial pour les entreprises de mettre place des solutions pour contribuer à faire remonter le taux d’implication. Tout comme une période d’adaptation a été nécessaire pendant cette période de confinement, une nouvelle phase de transition sera indispensable pour un retour à une situation plus semblable à celle précédant le confinement, si tant est que d’autres modèles de fonctionnement, qui ont fait leurs preuves pendant le confinement, ne puissent continuer à co-exister.

Il est nécessaire de prendre en compte les risques psychosociaux des collaborateurs, de communiquer de façon transparente, d’échanger et surtout de les écouter et les accompagner dans cette période. Il faut faire preuve de patience et comprendre que tout ne peut pas reprendre à l’identique, être prêt à faire des compromis, pour que les salariés continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes. Chaque collaborateur vit une situation différente avec ses propres contraintes, ses aspirations, ses peurs…

Ainsi, il faut mettre en place des nouveaux modes d’organisation qui pourront convenir à chacun et permettre de trouver un équilibre. Cette crise n’est pas terminée et le retour à ce qui était dans le passé, la « norme » ne sera pas possible avant quelques mois. Et d’ailleurs, ce modèle doit-il constituer à tout prix un but pour l’entreprise ? La solution se trouverait-elle dans une adaptation des exigences et des pratiques, de manière progressive en tenant compte des contraintes et inquiétudes de chacun des collaborateurs, le tout soutenu par une communication positive, transparente, honnête et bienveillante ?

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